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Le développement durable

 

Une préoccupation environnementale forte et constante

 

     Projet complexe réalisé sur un site très sensible, labellisé « Grand Site de France® », l’aménagement du Panoramique des Dômes relève d’un grand nombre de réglementations spécifiques et impose le respect de diverses procédures, allant de la conception à la mise en service.

 

 Une démarche de travaux respectueuse de l’environnement*

 * sources : Charte chantier vert, note organisation du chantier, étude d’impact.

     La réalisation des travaux du projet nécessite la mise en place de bases vie et travaux et de zones de dépôts temporaires. TC Dôme veille à l’utilisation maximale des emprises destinées au futur projet pour leur implantation.

     Les entreprises doivent respecter un ensemble de prescriptions afin de prendre en compte le caractère classé du site et les zones de protections (ZNIEFF, Natura 2000, captage du maar d’Enval) :

  • Gestion de l’eau : contrôle des installations sanitaires, canalisation des eaux de ruissellement et usées, aménagement d’une aire de lavage et de services pour les engins de chantier et traitement des eaux de lessivage (récupérées dans un bassin décanteur/déshuileur, puis traitées avant réutilisation, rejet dans des canalisations existantes ou transportées vers un lieu agréé). Les engins doivent être récents, bien entretenus, et utiliser une huile non polluante. Le déversement de déchets liquides ou solides est interdit.

 

  • Fabrication du béton et bétonnage : le béton est fabriqué sur place dans la mesure du possible pour éviter le transport d’eau et limiter le flux de camions. L’étanchéité des coffrages est contrôlée, les laitances sont recueillies. Les huiles de coffrage sont d’origine végétale et utilisées en quantité strictement nécessaire ; elles sont collectées après usage.

 

  •  Stockage d’hydrocarbures ou autressubstances potentiellement polluantes : mise en place de zones de stockage avec bacs de rétention et mise à disposition de produits résorbeurs.

 

  • Voies de circulation : des saignées sont aménagées le long des voies de circulation pour recueillir le cas échéant les polluants et les pomper.

 

  • Limitation des nuisances sonores et vibrations : utilisation de matériels et engins de chantier conformes à la réglementation. Les travaux pouvant occasionner une gêne pour le voisinage sont interrompus de 21h à 6h, ainsi que les dimanches et jours fériés toute la journée. Dans le cas de travaux exceptionnels, toutes les précautions seront prises sur site pour atténuer la gêne occasionnée. Pour le personnel présent sur le chantier, des protections auditives adaptées sont mises à disposition et obligatoires quand le niveau sonore risque d’atteindre ou dépasser 90 dB(A).

 

  • Limitation des émissions de poussières : les voiries publiques empruntées par les poids lourds seront nettoyées si besoin. Les épandages de chaux, si requis, seront réalisées lors de conditions climatiques favorables (vents faibles). Les découpes de pierre et de béton sur le site sont réalisées avec arrosage pour réduire les projections de poussières. Les découpes et meulages de métal sont faits avec protection d’un écran stoppant les particules incandescentes, si la limite du chantier est à moins de 5 m. du lieu de découpe. Par temps sec, un arrosage est effectué sur le chantier afin d’humidifier les zones de terrassements ou de démolition. Par temps trop sec, un système visant à diminuer l’émission de poussière durant le transport par camion de déblais, matériaux, est mis en place (bâche ou arrosage de bennes).

 

  • Limitation des nuisances visuelles : utilisation d’une charte graphique unique sur l’ensemble du chantier,maintien en état de propreté du chantier et de ses abords, signalétique claire et précise assurant une information sur le chantier, démontage des installations de chantier dans un délai de 8 jours à partir de la fin du chantier.

 

  • Gestion des déchets : réalisée conformément aux textes législatifs et réglementaires en vigueur. Contrôle des quantités d’emballages dès la passation des marchés avec les fournisseurs, utilisation de coffrage métalliques au lieu de coffrages en bois, aucun déchet brûlé ou laissé sur place, matériaux de démolition évacués vers des filières de valorisation, traitement spécifique des déchets selon leur classement, désignationd’un « monsieur chantier propre » côté Concessionnaire, mise en place du tri sélectif, suivi et traçabilité via bordereaux de collecte et de dépôt.

 

  • Limitation des flux de camions : les matériaux de déblais de bonne qualité extraits sur le site sont employés comme remblais et ainsi revalorisés pour limiter tout apport extérieur ou évacuation.

 

  • Préservation de la faune et la flore : l’emprise du chantier est limitée au maximum, les milieux à fort enjeu écologique sont balisés, les défrichements sont cantonnés aux surfaces strictement nécessaires pour le projet et réalisés en dehors des périodes de nidification d’oiseaux.

 

     Un ingénieur  environnement est chargé d’expertiser le suivi des travaux et de diagnostiquer les éventuels risques ou impondérables. Il conseille les entreprises sur les mesures adéquates à prendre pour la bonne préservation du patrimoine naturel et paysager.

 

Une Démarche Haute Qualité Environnementale (HQE) pour tous les bâtiments

 

1. Intégration de matériaux durables, à faible énergie grise, de provenance locale : pierre de lave, structure et bardage bois, toitures végétales…

2. Conception de bâtiments passifs : architecture bioclimatique, compacité des bâtiments, 30 cm d’isolant dans les murs en ossature bois, double vitrage à contrôle solaire selon l’exposition.

3. Équipements de production d’énergie et d’émission très performants :

  • Production de chaud et froid par pompes à chaleur air/air et air/eauréversible à réfrigération variable,
  • Chauffage et pré-rafraichissement par plancher rayonnant basse température (Maison de site),
  • Eclairage naturel optimisé (réduction de 30 % par rapport à la consommation électrique nécessaire à l’éclairage artificiel),
  • Eclairage artificiel maîtrisé (fluorescent sur ballast électronique - gradation - détecteurs de présence).

4. Récupération des eaux de pluie permettant l’alimentation :

  • des sanitaires de la Maison de Site et, le cas échéant, de la réserve incendie,
  • des sanitaires, des points d’eau de la voie d’entretien et du lavage des rames au Centre de maintenance.

5. Prise en compte des critères de durabilité, pérennité concernant les matériaux et équipements, visant à limiter les opérations de maintenance ultérieures :

  • Vitrage auto nettoyant (saletés décomposées par la lumière du jour puis éliminées par l’eau),
  • Vitrage à contrôle solaire sans éléments rapportés,
  • Rafraîchissement passif prioritaire réduisant le fonctionnement des installations techniques.

6. Confort thermique hiver comme été avec la mise en place d’une solution performante :

  • Choix du mode de transfert de chaleur et de froid par rayonnement (plancher ou plafond) plutôt que convectif ; ce n’est pas l’air continuellement renouvelé qui est chauffé, mais les corps solides qui emmagasinent l’énergie, pour ensuite la restituer progressivement.
  • Filtration, préchauffage et rafraîchissement de l’air insufflé dans tous les locaux, soit de manière passive par puits canadien (Centre de maintenance) ou active par pompes à chaleur.

     La conception architecturale des bâtiments a été une priorité en terme d’intégration paysagère. La limitation de consommation d’énergie les concernant a fait l’objet d’un travail suivi par un bureau d’études spécialisé.

 

 Un train fonctionnant à l’électricité, partiellement autoproduite

     Le Panoramique des Dômes fonctionnera à l’électricité. L’énergie d’une rame descendante couvrira 50%  des besoins d’une rame montante. Ce mode de transport devrait permettre d’économiser environ 5250 tonnes de CO2 sur 35 ans.